En matière de chirurgie esthétique, le culte de la beauté et la quête de la jeunesse éternelle sont arrivés à un tel niveau que trouver de nouvelles méthodes est devenu une priorité. Parmi ces nouveautés, on a découvert récemment la blépharoplastie asiatique.

Qu'est-ce que la blépharoplastie asiatique ?

La blépharoplastie indique la chirurgie des paupières. Elle vise à effacer toutes traces de fatigue et de vieillesse au niveau des yeux. La version asiatique est une nouvelle technique appelée « double eyelid » en anglais.

Elle peut avoir pour objectif :

-          la création d'un pli palpébral au niveau des paupières supérieures

-          le repositionnement du pli palpébral déjà existant à la bonne hauteur

Cette technique est surtout sollicitée par les asiatiques dont les paupières sont généralement dépourvues de ce pli. C'est un phénomène que l'on peut également observer chez des occidentaux.

À l'issue de cette opération, le patient se retrouve avec des yeux plus en amande ainsi qu'un regard plus jeune et plus ouvert.

Comment se déroule la consultation pré-opératoire ?

La consultation pré-opératoire est capitale pour la réussite de l'intervention. C'est durant ce premier entretien que le patient exposera ses attentes au chirurgien tandis que ce dernier lui expliquera les différentes techniques existantes et les risques auxquels il sera exposé. Le praticien a pour devoir d'orienter le patient vers la meilleure technique adaptée à son regard initial en se basant sur les caractéristiques de ses tissus.

Avant même de programmer l'intervention, le chirurgien définira également la position du pli. Chez les femmes, il se trouve généralement à une hauteur de 6 à 8 mm partant du sourcil tandis que chez les hommes, il faut compter une distance pouvant aller de 5 à 7 mm.

Quelle que soit l'approche utilisée, la blépharoplastie asiatique consiste à lier la peau de la paupière à l'aponévrose du muscle orbiculaire afin de créer le pli palpébral. 

Quelles sont les techniques utilisées ?

La paupière asiatique rend le regard fatigué puisqu'elle va alors tomber tel un rideau entre les cils et les sourcils. Pour y remédier, le chirurgien pourra faire appel à l'une des techniques suivantes :

-          intervention avec une mini-incision

-          intervention sans cicatrice qui fait appel à la technique percutanée

-          intervention avec incision cutanée le long de la paupière

Quelle que soit l'approche choisie, la blépharoplastie asiatique consiste à lier la peau de la paupière à l'aponévrose du muscle orbiculaire.

L'intervention avec une mini-incision

Avec cette technique, le chirurgien effectuera trois à cinq incisions de 2 à 3 mm de long au niveau de l'emplacement destiné pour accueillir le pli. C'est à travers ces dernières qu'il pourra diviser le muscle orbiculaire puis retirer les tissus graisseux situés dans la zone pré-tarsale et de l'aponévrose. Le retrait de la graisse optimise l'adhésion entre le derme et le tarse. Une fois que c'est fait, le praticien réalise un point de suture au niveau du pourtour inférieur de chaque incision, c'est-à-dire entre le derme et l'aponévrose et un autre au niveau de la peau de la paupière pour les fermer totalement.

Cette approche est utilisée chez les patients dont les tissus ne sont pas trop gras et qui ne présentent pas d'excès cutané important. Elle procure de nombreux avantages tels que :

-          des résultats très naturels

-          des cicatrices quasi-invisibles

-          un temps de récupération court

-          retouche facile si besoin est

Les seuls inconvénients qu'on peut lui rattacher c'est qu'elle ne permet pas de retirer un excès cutané. Les deux plis risquent également d'être asymétriques puisque la tension au niveau des sutures n'est pas forcément la même.

La technique percutanéeCette méthode est très appréciée puisque ne nécessite aucune incision. L'intervention ne laisse donc pas de cicatrice. Elle est recommandée chez les patients qui ne veulent pas de cicatrice et qui souhaitent souligner davantage leur pli palpébral.

Pour intervenir, le praticien effectue cinq à six incisions sur la face interne de la paupière supérieure par le biais d'une aiguille. Il réalise ensuite des points de suture entre le tarse et la ligne préalablement marquée pour le pli palpébral à créer. Cette technique protège la peau de la paupière d'éventuelles coupures par les fils. Ces derniers sont retirés au bout de cinq à six jours après l'opération.

L'utilisation de perles réduit les risques de nécrose cutanée au niveau des sutures et le gonflement post-opératoire est relativement court.

En termes d'inconvénients, les résultats peuvent disparaître précocement surtout chez les patients ayant une peau épaisse et grasse.

La technique avec incision

Pour agir, le praticien réalise une incision horizontale sur toute la longueur de la paupière, là où sera créé le pli. La peau sera ensuite dissociée du muscle orbiculaire jusqu'au cil pour que la surface soit assez plane. Le chirurgien peut en profiter pour retirer les tissus adipeux qui se trouvent sous le muscle. Pour terminer, le chirurgien réalise des points de suture tout au long de l'incision, entre l'aponévrose et la peau.

Cette méthode peut être couplée à un retrait graisseux ou à une chirurgie pour corriger un relâchement des tissus. Elle présente plusieurs avantages :

-          un résultat optimal et durable

-          possibilité d'atténuer en parallèle les rides

-          une courbure plus dessinée des cils pour obtenir un regard plus séduisant

Comme inconvénient, il y a la cicatrice qui est plus ou moins visible lorsque le patient ferme ses yeux et les œdèmes mettent plus de temps à disparaître. Si le patient a une peau encore jeune et élastique, la cicatrice sera moins visible. De même, s'il a la peau claire et grasse, elle sera également peu visible. Par contre, chez un patient à la peau sèche et foncée, elle sera plus marquée. Dans tous les cas, elle restera quasi-invisible puisque se situera dans le pli lorsque le patient aura les yeux ouverts.

Quelles sont les suites opératoires ?

La blépharoplastie peut être considérée comme une chirurgie bénigne. Elle est réalisée sous anesthésie locale que le chirurgien peut administrer lui-même.

Réalisée seule, elle ne nécessite pas d'hospitalisation puisque le patient sort le soir même de l'intervention. Lorsqu'elle est associée à un autre type d'opération, une hospitalisation d'une nuit peut être nécessaire.

En ce qui concerne la douleur, on l'assimile plutôt à de l'inconfort pouvant se traduire par une petite irritation des yeux ou un sentiment de tension au niveau des paupières. Le patient pourra également avoir quelques troubles visuels au lendemain de l'intervention. Si les troubles laissent place à une baisse de la vision, il faudra immédiatement contacter le chirurgien.

Durant les deux jours après l'opération, l'application régulière de compresses froides doit être respectée.

Les fils sont retirés entre le 3ème et le 6ème jour. Même si l'intervention n'est pas handicapante, il faudra éviter les efforts pendant les premières 72 heures.

Un léger gonflement (œdème) ainsi que des ecchymoses peuvent apparaître pour se résorber ensuite automatiquement.

Durant les premières semaines, les cicatrices sont un peu rosées. Il faudra alors attendre quelques jours pour se mettre du maquillage. 

Dans de rares cas, le patient a du mal à fermer totalement ses paupières. Un léger décollement de l'angle externe de l'œil peut également être observé, mais rassurez-vous, ces signes disparaissent d'eux-mêmes au bout de quelques jours.