Lorsqu'on parle de chute de cheveux, on se réfère souvent à la calvitie, une pathologie qui touche les hommes. Toutefois, les hommes ne sont pas les seuls susceptibles de perdre leurs cheveux puisque les femmes y ont aussi droit. Alors que la gent masculine s'en accommode plutôt bien surtout depuis que certains acteurs en ont fait un atout séduction, auprès de la gent féminine, la perte de cheveux est considérée comme un handicap puisque chez elles, les cheveux représentent un atout séduction infaillible. Pour mieux connaître cette perte de cheveux chez la femme et pouvoir l'éviter, découvrez, à la suite, quelles en sont les causes, les symptômes et les différents types de perte de cheveux existants au féminin.

 

L'alopécie androgénétique

C'est la forme de chute de cheveux la plus courante, car elle touche plus de 80 % des femmes.

- Comment cela se présente ?

L'organisme de la femme produit ce qu'on appelle des androgènes. Ces derniers accélèrent le cycle de vie de certains cheveux. Chez certaines femmes, la production d'androgènes est plus importante, cela pousse le follicule pileux à engendrer des cheveux d'abord plus fins, puis plus courts, ensuite duveteux et finalement plus rien.

- Quels en sont les symptômes ?

Une perte progressive des cheveux couplée à un affinement du cheveu surtout sur le dessus de la tête peut indiquer une alopécie androgénétique. Cette pathologie peut apparaître dès l'adolescence c'est-à-dire autour de 14-15 ans.

- Qu'est-ce qui pourrait accélérer l'évolution de la pathologie ?

L'alopécie androgénétique peut être favorisée par le stress, l'excès de mauvais cholestérol, les traitements hormonaux de substitution, les facteurs saisonniers et les contraceptifs.

La trichotillomanie

La trichotillomanie est également une pathologie qui se définit par une perte de cheveux. Toutefois, contrairement à l'alopécie androgénétique, c'est la femme elle-même qui est en cause puisqu'elle a la mauvaise habitude de s'arracher régulièrement les cheveux. Cette habitude peut indiquer un grave trouble psychique.

Les « fausses » chutes

On appelle « fausses » chutes la perte de cheveux entraînée par des traitements volontaires qu'on a infligés aux cheveux. Cela peut être des colorations, un défrisage ou des permanentes. Il faut savoir que même si ces méthodes sont actuellement en vogue, elles fragilisent les cheveux, les rendent cassants et par voie logique, ils finissent par tomber. Dans ce cas de figure, il ne s'agit pas d'une pathologie, mais de la conséquence de la coquetterie des femmes.

Les principales causes connues

Les cheveux qui tombent peuvent prendre plusieurs formes. On distingue la chute passagère, la chute par traction et la chute durable et diffuse. Quelles en sont les causes ?

- La chute passagère :

Cette chute est souvent non localisée et ne dure pas indéfiniment. Dans la majorité des cas, elle ne dure que trois ou quatre mois. La chute passagère peut être abondante, mais entraîne une repousse immédiate. Elle est souvent engendrée par des fausses couches, des accouchements, des IVG, des interventions chirurgicales lourdes, une anesthésie générale prolongée, une forte fièvre, l'arrêt d'un traitement contraceptif oestroprogestatif ou un choc affectif violent. Si vous souffrez de ce type de perte de cheveux, il n'y a aucun traitement à faire puisque cela va s'arrêter automatiquement au bout de quelques semaines. La meilleure chose à faire est de ne pas favoriser la perte en vous offrant une coloration, des permanentes ou un défrisage.

- La chute par traction :

Cette chute survient par traction continue des cheveux. On le rencontre dans différentes variétés de coiffures comme le chignon ou le catogan. Ce phénomène se traduit par un affinement progressif des cheveux qui repoussent, quelques irritations bénignes, une inflammation du cuir chevelu et finalement un éclaircissement progressif de la chevelure. La chute par traction est souvent rencontrée sur des cheveux crépus ou métissés, mais pas obligatoirement.

- La chute durable et diffuse :

Si vous avez des chutes de cheveux qui perdurent et qui ne figurent pas parmi les différents types cités plus hauts, il faut vous demander si vous n'êtes pas sujette à un état dépressif, à trop de stress, à des problèmes thyroïdiens, à un diabète, à une carence en zinc, à une carence en fer, à une carence en magnésium ou encore en calcium. Ces phénomènes peuvent expliquer la chute durable et diffuse des cheveux, mais on cite également les conséquences d'un régime alimentaire draconien qui a entraîné de nombreuses carences ou encore à une anorexie. Quelle qu'en soit la cause, la perte de cheveux durable peut concerner l'ensemble de la tête ou se situer uniquement sur certaines zones. Elle n'apparaît pas immédiatement après la cause, mais peut ne survenir qu'au bout de deux à quatre mois après le facteur déclenchant. Même si la perte perdure dans le temps, il est très bien possible d'y remédier totalement ou partiellement en traitant directement la cause.