Si le plus souvent on parle de réduire ou augmenter les seins, il est aussi possible de les raffermir. Cette intervention touche les poitrines relâchées ayant perdu du volume suite aux grossesses répétées, à l'allaitement ou à un amaigrissement. Elles deviennent trop basses et amaigries en haut, donnant l'aspect à des seins dits en « gant de toilette ».

 

La chirurgie esthétique employée s'appelle ptôse mammaire qui consiste à remodeler la peau, la graisse et la glande du sein pour lui offrir un bien meilleur aspect. Elle dure une heure trente à deux heures. Grâce à cet effet, les mamelons reprennent forme. Pour la perte de volume, il est possible de poser une prothèse remplie de sérum physiologique ou de silicone sous forme de gel. Et si l'on a de gros seins affaissés, ils nécessitent une réduction du volume. Plusieurs cas de figure peuvent se présenter au chirurgien. La technique appliquée sera celle qui conviendra au mieux à la patiente.

Avant la ptôse mammaire

La préparation psychologique est importante avant de passer à cette intervention. Pour le choix du chirurgien, il est nécessaire de prendre toutes les informations afférentes et de comparer les avis. Tout comme pour le centre, l'hygiène, la conformité et l'accréditation sont les points à vérifier avant de se décider.

Un entretien suivra le choix du chirurgien et de la clinique. Il consistera à évoquer les risques de l'opération, les complications possibles, les objectifs réalisables, le déroulement de l'intervention et l'établissement du devis.

Par la suite, il sera nécessaire d'effectuer un bilan médical complet pour vérifier l'état de santé de la patiente. La ptôse doit se faire en période de masse corporelle stable et à distance d'une grossesse. L'opération s'effectue sous anesthésie générale avec une durée d'hospitalisation de 24 heures, généralement.

La patiente est amenée à respecter les indications concernant la prise ou l'arrêt de certains médicaments et indiquer les traitements en cours et antécédents médicaux.

Le déroulement de l'intervention

Avant de passer à l'opération, le chirurgien effectue une prise de photos de la poitrine sous différents angles. Il prendra soin de dessiner les repères, suivant le schéma préopératoire bien défini. La correction apportée concerne deux points : l'asymétrie et le volume des seins.

La reconstruction du galbe est la principale intervention d'une correction de poitrine tombante. Il s'agit d'une extraction d'excédent de peau pour retendre le sein. Vient après le remodelage glandulaire pour donner à la patiente la forme et le volume attendus.

Remodelés à la bonne hauteur, les seins conservent ses différentes fonctions tactiles, érectiles et d'allaitement. À la fin de l'intervention, un pansement moulant accompagne la patiente jusqu'au lendemain. Et le port d'un soutien médical nuit et jour sera obligatoire durant un mois. Les douleurs sont très supportables. Au 10e jour, il sera nécessaire d'enlever les fils s'ils ne sont pas résorbables. Un traitement veineux sera apporté pour prévenir les risques de phlébite. Des antalgiques seront prescrites pour calmer les douleurs.

Les cicatrices à ne pas négliger

Les cicatrices dépendent du degré de la chirurgie, de l'élasticité cutanée et du pouvoir de rétraction de la peau. Dans le cas d'une suture autour du mamelon, quelques fronces peuvent persister autour de l'aréole qui disparaîtront en quelques semaines. Les cicatrices s'estompent à partir du sixième mois, si au départ, elles sont rouges. Dans le cas où elles sont larges, il faut recourir à des soins spécifiques comme la pressothérapie, le port de plaque silicones, le traitement au laser ou l'injection de corticoïdes.

On recommandera quelques consignes à la patiente comme : éviter les coups de soleil, bien s'hydrater. Quant au sport, un mois après l'intervention et la patiente peut s'y mettre à nouveau. Pour une meilleure mise en valeur de la poitrine, il faut apprendre à se tenir droite après l'opération.