Hystérectomie : Ablation de l’utérus

Hystérectomie Tunisie, l’ablation de l’utérus - CosmeticaTravel

L’hystérectomie est une opération qui consiste à enlever l’utérus. Selon le cas présenté, cette intervention peut s’associer ou non à une annexectomie (ablation des ovaires). Par ailleurs, elle peut être subtotale (conservant le col utérin) ou totale (enlevant le col utérin).

L’hystérectomie peut se faire soit par voie abdominale (voie haute) soit par voie vaginale (voie basse) soit par voie basse assistée par coelioscopie. Le choix dépend de la pathologie pour laquelle l’hystérectomie a été indiquée, mais aussi de l’état de la patiente et de l’existence de pathologies associées.

Suite à l’étude du dossier médical, le gynécologue informe la patiente de la voie d’abord la plus appropriée à son cas. Cependant dans certaines situations en peropératoire, le gynécologue peut être contraint à changer la voie d’abord en fonction des constatations faites au cours de l’intervention.

Dans quels cas l’hystérectomie est indiquée ?

Habituellement, c’est votre gynécologue traitant qui vous en a parlé après vous avoir écouté, examiné et demandé les examens nécessaires. Les indications d’une hystérectomie sont multiples telles que :

  • Les Fibromes utérins :

Ces derniers représentent l’indication la plus fréquente à l’hystérectomie. Les fibromes sont des tumeurs bénignes qui se sont développés au niveau de la couche musculaire de l’utérus. Ils peuvent causer des saignements abondants au cours de la période des règles appelés « ménorragies » et/ou en dehors de celle-ci, « métrorragies ». Quand ils sont prolongés, ces saignements peuvent entraîner l’apparition d’une anémie.
Les fibromes peuvent aussi se manifester par une sensation de pesanteur pelvienne, la perception d’une masse abdominale ou par des règles douloureuses appelées « dysménorrhées ». 
Ils peuvent également comprimer les organes de voisinage (compression de la vessie - risque d’irritation ou de rétention vésicale, compression du rectum - faux besoins, tension anale, …).

  • L’endométriose :

L’endométriose est un état non-cancéreux dans lequel les cellules tapissant « l’endomètre » (revêtement superficiel de la paroi utérine) et qui sont normalement éliminées pendant les règles, se développent en forme d’îlots en dehors de l’utérus au niveau des ovaires, trompes utérines, vessie, muscle de l’utérus, …
Se comportant comme des cellules endométriales normales (se desquament à chaque cycle pendant la période des règles), elles vont entraîner des douleurs et des sensations d’inconfort lors de la période des règles et se compliquer de kystes « endométriosiques » dus à l’absence d’élimination de ces cellules desquamantes.

  • L’hyperplasie de l’endomètre :

L'hyperplasie se traduit par un épaississement de l'endomètre que l'on attribue à un excès d'œstrogène. L'hyperplasie cause des saignements excessifs et est parfois considérée comme une condition précancéreuse, surtout chez les femmes ménopausées ou à l'approche de la ménopause.

  • Le prolapsus utérin :

Le prolapsus utérin se définit par la descente de l’utérus dans le vagin à cause de la faiblesse musculaire du périnée.
Le prolapsus est responsable d’une sensation de pesanteur au niveau de la région pelvienne et entraîne souvent une incontinence urinaire. C’est une indication préférentielle pour une hystérectomie par voie vaginale et plus rarement pour une hystérectomie par voie abdominale.

  • Les saignements excessifs d’origine génitale :

Ces derniers s’expliquent par un déséquilibre hormonal chez les femmes de plus de 40 ans. D’autres conditions peuvent également en être responsables : polypes, fibromes, endométriose, … Ces saignements sont souvent abondants et entraînent de la fatigue et de l’anémie.

  • Etats pré-cancéreux du col et de l’utérus :

La découverte d’une lésion précancéreuse au niveau du col ou de l’utérus est une indication à l’hystérectomie surtout chez la femme ménopausée ou à l’approche de la ménopause. Ces conditions peuvent être gênantes quand elles entraînent des saignements irréguliers et /ou excessifs avec comme conséquences, anémie et fatigue de la patiente.

  • Les cancers gynécologiques tels que cancer du col de l’utérus, cancer de l’utérus, cancer de l’ovaire, …

Quelques conseils pratiques

Avant cette intervention de chirurgie gynécologique, il est conseillé de :

  • Arrêter de fumer plusieurs semaines avant la date prévue de l’opération
  • Réduire au maximum la consommation d’alcool, quelques semaines avant l’intervention
  • Consulter le dentiste pour traiter des éventuels abcès ou caries dentaires. Traiter également les dents instables
  • Consulter le médecin traitant afin d’équilibrer au mieux les éventuelles maladies chroniques (diabète, asthme, hypertension artérielle, troubles thyroïdiens, épilepsie, ...)
  • Essayer de perdre un éventuel excès de poids
  • Prendre le soin de bien remplir le formulaire « Dossier Médical » et de répondre à toutes ses questions

La veille de l’intervention, il faut :

  • Rester à jeun à partir de minuit (8 à 10 heures avant l’acte), ceci veut dire : ne plus rien manger, boire ou fumer
  • Prendre une douche avec un savon antiseptique moussant (type : polyvidone iodée, chlorexidine, …)
  • Faire un bain de bouche avec un antiseptique
  • Eviter les produits de toilette parfumés, maquillage et vernis à ongles
  • Se relaxer et profiter d’une bonne nuit de sommeil


Prix d’une hystérectomie en Tunisie

Opérations Notre prix Prix en Europe Économie
Prix Hystérectomie -normale- 2700 € 5620 € 52 %
Prix Hystérectomie -cancer- 3500 € 7780 € 55 %

Ablation de l’utérus en Tunisie en bref

Opérations

Anesthésie Durée Intervention Séjour À L’hopital Séjour En Tunisie Reprise Du Travail Prix All Inclusive
Hystérectomie -normale- Rachidienne ou Générale 0:45-1:30 heure(s) 3 nuit(s) 6 nuit(s) 15-30 jour(s) 2700 €
Hystérectomie -cancer- Générale 0:45-1:30 heure(s) 4 nuit(s) 7 nuit(s) 15-30 jour(s) 3500 €

Comment se déroule l’hystérectomie ?

L’hystérectomie se fait sous anesthésie générale ou locorégionale.

Quelles sont les différentes techniques d’une hystérectomie ?

La voie d’abord sera choisie selon le cas de chaque patiente. On distingue alors :

  • L’hystérectomie par laparotomie
  • L’hystérectomie par coelioscopie 
  • L’hystérectomie vaginale ou par voie basse qui est réalisée à travers les voies naturelles (périnée) et ne comporte pas d’incision abdominale

Une fois le mode opératoire déterminé, le chirurgien procède à l’ablation de l’utérus et à la fermeture de la paroi. L’intervention dure entre 1h 30 et 2h00 environ.

Hystérectomie par laparotomie

Cette technique consiste à réaliser une incision abdominale située au niveau du bas ventre. On l’appelle également voie abdominale ou voie haute. Elle permet au chirurgien de retirer facilement l’utérus.

Hystérectomie par cœlioscopie

Pour atteindre l’utérus, le chirurgien réalise quatre petits orifices au niveau de l’abdomen. L’un se situera dans l’ombilic tandis que les trois autres se situeront à hauteur des poils pubiens. Pour extraire l’utérus, ce dernier sera fragmenté pour être retirés à travers les petits trous réalisés. Il est également possible de le retirer par le vagin si l’intervention vise aussi à retirer le col. Ici, on associe alors la voie vaginale et la voie coelioscopique.


Cicatrices après une hystérectomie

Quand le chirurgien opte pour la voie abdominale, l’intervention laisse derrière elle une cicatrice de quelques centimètres située au niveau du bas du ventre.

Quand il choisit la voie vaginale, aucune cicatrice n’est visible.

Dans le cas où une cœlioscopie a été nécessaire, une petite cicatrice au niveau de l’ombilic et trois autres au niveau des poils pubiens seront visibles dans les premières semaines, le temps que la cicatrisation arrive à maturité, mais au bout de quelques mois, elles seront quasi-invisibles.


Quelles sont les suites opératoires d’une hystérectomie ?

Les suites opératoires sont généralement simples. Un saignement vaginal modéré pourrait survenir au cours des premiers jours post-opératoires, il est souvent banal. Néanmoins, quelle que soit son abondance, la patiente devra en informer l’infirmière ou le médecin qui sauront prendre les mesures nécessaires pour l’arrêter.

Après une hystérectomie, il est important de :

  • Se faire toujours assister par un auxiliaire médical (kinésithérapeute, infirmier) lors du premier lever
  • Se lever et marcher dès le premier jour post-opératoire
  • Attendre l’autorisation du chirurgien pour la reprise de l’alimentation
  • S’abstenir de fumer au moins quelques semaines après l’intervention
  • Ne pas hésiter à appeler l’infirmière en cas de douleur
  • Eviter de prendre un bain durant la première semaine en cas chirurgie cœlioscopique et durant trois semaines en cas de chirurgie classique. Durant cette période, il est possible de prendre des douches tout en protégeant les points de suture du jet d'eau à l'aide d’un pansement
  • Reprendre vos activités quotidiennes progressivement et éviter les efforts physiques et les sports violents (ski, Karaté, tennis, …) durant au moins un mois après l’intervention
  • Eviter de soulever des objets lourds (>6 Kg) durant au moins deux mois après l’intervention
  • Attendre un mois avant de reprendre une activité sexuelle
  • La reprise du travail peut être envisagée un mois après l’intervention en cas d’hystérectomie par voie basse et un mois et demi après en cas d’hystérectomie par voie haute

N.B. : Bien que les conseils sus-indiqués sont d’une importance notable, ils ne sont en aucun exhaustifs.

Ce qui change après une hystérectomie :

Du fait qu’il s’agit d’un geste radical, l’hystérectomie permet, dans la majorité des cas, un soulagement complet et permanent de l’ensemble des symptômes. Les saignements excessifs s’arrêtent et le risque d’anémie et de fatigue disparaissent. La femme sera ainsi libérée de toutes les douleurs et de la sensation d’inconfort qui l’accompagnait dans ses activités quotidiennes.

Hormis les cas de cancer, ce geste protège la patiente du développement ultérieur d’une néoplasie (ou cancer) gynécologique.

Les questions les plus fréquemment posées

  • L’hystérectomie aura-t-elle un effet sur la vie sexuelle de la femme ?

L’activité sexuelle peut être poursuivie de façon tout à fait normale, au bout de 4 à 6 semaines après l’intervention.
Pour certaines, l’hystérectomie va donner une 2ème chance pour leur vie amoureuse, surtout si elles ont eu beaucoup de saignements et de douleurs auparavant.
Cependant, s’il y a eu indication de retirer également les ovaires avec l’utérus, certaines femmes pourraient éprouver une baisse du désir sexuel et ressentir une sécheresse du vagin, conséquences de la privation hormonale. Selon le cas, une thérapie hormonale de remplacement pourrait être prescrite par le gynécologue.

  • L’hystérectomie aura-t-elle un effet sur l’équilibre psychologique de la femme ?

Rarement, certaines femmes fragiles sur le plan psychologique, pourraient avoir le sentiment d’avoir perdu un « symbole de féminité » qu’est l’utérus. Elles peuvent ainsi être sujettes à des troubles de l’humeur (humeur dépressive) et/ou à une baisse du désir sexuel.
Néanmoins, une prise en charge émotionnelle basée sur l’écoute attentive et le soutien psychologique dans un cadre agréable loin de toutes les angoisses de la vie quotidienne sont capables de dissiper toutes les inquiétudes de la patiente.

  • La grossesse est-elle toujours possible ?

L’hystérectomie est une opération irréversible qui s’accompagne d’un arrêt des règles et d’une incapacité d’avoir des enfants.

  • Est-ce que la femme opérée devient dans tous les cas ménopausée ?

L’intervention n’entraînera l’apparition de la ménopause que lorsque le geste d’ablation de l’utérus s’est associé à une annexectomie (ablation des ovaires).

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